Louisa Clement
L’artiste Louisa Clement s’intéresse dans son travail à la question de ce que signifie être humain à une époque marquée par les transformations technologiques, scientifiques et politiques. À travers la photographie, la vidéo, l’installation et la sculpture, elle explore les frontières entre le corps et la technologie, la réalité et le monde numérique, ainsi qu’entre autonomie et hétéronomie. Des œuvres telles que representative (2021), un clone robotique d’elle-même contrôlé par une intelligence artificielle, Compression (2023), Believers (2023), candid (2024) et Body of Knowledge (2024) abordent des questions liées à l’intelligence artificielle, à la biotechnologie, à la corporéité, au savoir, à l’identité et à la vulnérabilité. Clement interroge ainsi de plus en plus ce qui se produit lorsque des connaissances, des souvenirs et des fragments de notre identité sont externalisés du corps et confiés à des systèmes technologiques.
Lors de son séjour au Bridderhaus, elle souhaite approfondir cette réflexion autour de la décorporéisation et examiner ce que signifie aujourd’hui le fait d’avoir un corps, où se situent ses limites et comment celles-ci se transforment sous l’effet des évolutions technologiques, émotionnelles et numériques. Au cœur de sa recherche se trouve la question de savoir comment nous pouvons nous situer nous-mêmes et situer notre corps alors que les frontières entre existence physique et existence numérique deviennent de plus en plus floues.





